Nouvelles techniques génomiques (NGT)
Écrit le — 17 juin 2026
Révolution génétique au Parlement européen : quel avenir pour nos cultures ?
Ce mercredi 17 juin, le Parlement européen se penche sur un dossier brûlant : l'autorisation des nouvelles techniques génomiques (NGT). Déjà adoptées par des puissances comme les États-Unis et la Chine, ces méthodes divisent et questionnent.
Qu’est-ce qui change avec les NGT ?
Contrairement aux OGM "première génération" apparus dans les années 90, les NGT marquent un tournant technologique.
Pierre-Benoît Joly, expert à l'INRAE, souligne leur précision chirurgicale : là où les anciens procédés étaient plus aléatoires, les NGT permettent de modifier une seule "lettre" spécifique du code génétique (le fameux ATGC) pour renforcer la résistance des plantes face aux virus ou aux champignons.
On distingue deux approches :
Les NGT1 : Aucune trace d'ADN étranger. Ces plantes sont jugées proches de ce que la nature ou les croisements classiques pourraient produire. Résultat ? Le projet de loi envisage de ne pas étiqueter ces produits, donc de ne pas informer le consommateur.
Les NGT2 : Ici, du matériel génétique extérieur est introduit.
Vigilance et enjeux économiques
Si la technique promet, elle soulève des inquiétudes majeures. D’une part, les outils de "biovigilance" nécessaires pour contrôler ces nouvelles variétés sur le long terme restent à inventer.
D’autre part, l’Académie d’Agriculture de France tire la sonnette d’alarme sur la propriété intellectuelle.
Le risque ? Que ce marché ne soit capté par une poignée de géants, entraînant une monopolisation du secteur des semences. Pour les experts, les conséquences sociales, économiques et environnementales d’une telle concentration pourraient être lourdes. Un dossier à suivre de très près !
— Adèle & Chaussette